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Site internet restaurant : les 10 indispensables en 2026

Les 10 indispensables d'un site internet restaurant qui remplit la salle : carte, réservation, commande, SEO local. Et une checklist pour auditer le vôtre.

Par Impact Food · · 7 min de lecture

Un site internet de restaurant n'a qu'un travail : transformer quelqu'un qui a faim en client assis à votre table ou en commande dans votre cuisine. Tout le reste est décoratif. Voici les dix indispensables qu'on vérifie sur chaque site, groupés par ce qu'ils rapportent, et une méthode d'audit en quinze minutes pour passer le vôtre au crible.

Votre site doit répondre en dix secondes

Mettez-vous à la place de votre client. Il est 19 h 40, il est sur son téléphone, il a tapé « restaurant » plus le nom de votre quartier. Il a trois questions : c'est ouvert ? qu'est-ce qu'on y mange ? comment j'y vais ou je commande ? S'il ne trouve pas les réponses en dix secondes, il passe au suivant.

C'est ce qui fait un bon site internet de restaurant : pas le nombre de pages, pas l'animation d'accueil, mais la vitesse à laquelle il répond. Les dix indispensables qui suivent découlent tous de ce principe.

Les indispensables qui répondent aux questions du client

1. Les horaires et l'adresse, visibles sans faire défiler

Sur mobile, dès le premier écran : vos horaires du jour, votre adresse, un bouton « Itinéraire » qui ouvre l'application de navigation du téléphone. Si vous fermez le lundi, écrivez-le. Si vous faites une coupure l'après-midi, écrivez-le. Un client qui se déplace pour trouver porte close ne revient pas.

Astuce qu'on applique sur tous les sites qu'on livre : les horaires doivent être modifiables par vous, en deux minutes, sans appeler personne. Un jour férié, une fermeture exceptionnelle, une soirée privée, ça se change depuis le téléphone.

2. La carte à jour, en texte, pas en photo

La carte en PDF ou en photo de l'ardoise, c'est le défaut numéro un. Illisible sur mobile, invisible pour Google, impossible à mettre à jour sans tout refaire. Votre carte doit être en texte, avec les prix, les allergènes, et pouvoir changer quand vous changez de plat.

Bonus : une carte en texte, c'est aussi ce qui permet à quelqu'un qui cherche « poke bowl » ou « burger végétarien » dans votre ville de tomber sur vous.

3. Des photos qui donnent faim, prises chez vous

Pas de banque d'images. Vos plats, votre salle, vos mains qui dressent une assiette. Cinq à huit bonnes photos valent mieux que quarante moyennes. Compressez-les pour qu'elles chargent vite, sinon elles vous coûtent plus qu'elles ne rapportent.

Si vous n'avez pas de photographe, une matinée avec un bon téléphone, la lumière du jour et un plan de travail propre donne de très bons résultats. L'important est la cohérence : même lumière, même style.

4. Le téléphone cliquable et les réponses aux questions courantes

Un numéro sur lequel on appuie pour appeler. Et quelque part, les réponses aux questions qu'on vous pose dix fois par jour : vous prenez les tickets restaurant ? il y a une terrasse ? c'est accessible en fauteuil ? on peut venir avec un chien ? vous faites des menus enfants ? Chaque réponse sur le site, c'est un appel de moins pendant le coup de feu.

Les indispensables qui font vendre

5. La réservation en ligne, ou le click & collect, selon votre modèle

Si vous êtes un restaurant à table, la réservation en ligne, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Si vous faites de la vente à emporter, la commande en ligne avec retrait, le fameux click & collect, et le paiement sur place ou en ligne.

Le point important : cette action doit être sur votre site, pas seulement sur une plateforme tierce. Chaque réservation ou commande qui passe par un intermédiaire vous coûte une commission ou un abonnement, et surtout, le client est le leur, pas le vôtre. On a écrit un article complet sur le click & collect sans commission.

6. Un bouton d'action qui suit le client

Sur mobile, un bouton « Réserver » ou « Commander » qui reste visible pendant qu'on fait défiler la page. Le client regarde la carte, se décide, et le bouton est là. Pas besoin de remonter en haut. C'est un détail qui change le taux de conversion plus que n'importe quel visuel.

7. Les avis, affichés sans tricher

Vos avis Google, vos avis clients, avec la note et la date. Affichez-les, y compris ceux à quatre étoiles. Un site qui ne montre que des cinq étoiles sans date paraît suspect. Et répondez aux avis, sur Google surtout : la réponse se voit autant que l'avis.

Les indispensables techniques

8. Un site rapide, pensé pour le mobile d'abord

La majorité de vos visiteurs sont sur un téléphone, souvent en 4G, parfois dans la rue devant chez vous. Le site doit s'afficher en moins de deux secondes. Ça veut dire : des images compressées, pas de vidéo en fond d'écran, pas de script publicitaire qui traîne, un hébergement correct.

Pour vérifier : ouvrez votre site sur votre téléphone, en données mobiles, pas en wifi. Chronométrez. Si vous attendez, vos clients aussi.

9. Le SEO local : être trouvé dans votre ville

Le référencement d'un restaurant, c'est d'abord du référencement local. Trois choses :

  • votre fiche Google Business Profile, complète, avec les mêmes horaires que le site, des photos, et la catégorie exacte ;
  • sur le site, votre ville et votre quartier écrits en toutes lettres dans les titres et les textes, pas seulement dans l'adresse ;
  • des données structurées (le balisage que Google lit) pour le type d'établissement, les horaires, la carte, les avis. C'est invisible pour le client, mais c'est ce qui fait apparaître vos horaires directement dans les résultats.

Si vous avez plusieurs établissements, chacun doit avoir sa page avec ses horaires, sa carte et sa fiche Google. Une seule page « Nos établissements » ne suffit pas.

10. Être propriétaire de votre nom de domaine et de vos données

Le point que personne ne regarde avant que ça fasse mal. Votre nom de domaine doit être à votre nom, pas à celui de l'agence ou de la plateforme. Vos fichiers clients, vos commandes, vos avis doivent pouvoir être exportés. Si vous quittez votre prestataire, vous partez avec votre site, ou au moins avec tout ce qu'il contient.

Demandez à votre prestataire actuel : à qui appartient le domaine ? Puis-je récupérer la liste de mes clients ? Si la réponse est floue, c'est une réponse.

Ce qu'on peut laisser de côté

Pour un restaurant, ces éléments ne rapportent rien et coûtent du temps ou de la vitesse :

  • la page « Notre histoire » de 800 mots (trois phrases et une photo de l'équipe suffisent) ;
  • l'animation d'intro ou la vidéo en plein écran ;
  • le blog, sauf si vous avez vraiment quelque chose à raconter chaque mois ;
  • la version anglaise, sauf en zone touristique ;
  • le chat en direct, si personne n'est là pour répondre pendant le service.

Si votre budget est serré, mettez tout sur les dix indispensables et rien sur cette liste.

Notre méthode pour auditer un site en quinze minutes

Prenez votre téléphone, passez en données mobiles, et notez un point par ligne. Dix points, c'est parfait. Moins de six, il y a un vrai sujet.

  1. Horaires du jour et adresse visibles sans faire défiler la page.
  2. Bouton d'itinéraire qui ouvre la navigation.
  3. Carte en texte, avec les prix, modifiable par vous.
  4. Au moins cinq photos de chez vous, qui chargent vite.
  5. Numéro de téléphone cliquable, réponses aux questions courantes.
  6. Réservation ou commande possible sur le site lui-même.
  7. Bouton d'action visible en permanence sur mobile.
  8. Avis affichés, avec dates, et réponses sur Google.
  9. Site affiché en moins de deux secondes, fiche Google à jour et cohérente.
  10. Nom de domaine à votre nom, données exportables.

Faites cet audit une fois par trimestre. Un site de restaurant n'est jamais fini, parce que votre carte et vos horaires bougent.

Pour notre client, une enseigne de restauration rapide de 11 restaurants, on a refait le site plusieurs fois en quelques années. Chaque version a été plus courte que la précédente. La dernière tient en une page par restaurant, avec les dix indispensables et rien d'autre, et la commande en ligne intégrée. C'est celle qui fonctionne le mieux. Le détail du projet est sur la page site et commande en ligne.

Questions fréquentes

Combien coûte un site internet pour un restaurant ?

Chez nous, un site vitrine avec les dix indispensables démarre à partir de 1 900 € HT. Un site avec click & collect et paiement en ligne démarre à partir de 4 900 € HT. Pour lisser, on propose une option abonnement sur 24 mois : 89 € par mois pour un site vitrine, 219 € par mois pour un site avec commande. Le détail est sur la page tarifs et sur l'offre site vitrine restaurant.

Ma fiche Google suffit-elle sans site internet ?

Pour commencer, une fiche Google bien remplie fait beaucoup. Mais elle ne vous appartient pas, elle ne permet pas de commander en direct sans intermédiaire, et elle ne vous laisse pas raconter ce qui vous rend différent. Le site et la fiche se complètent : la fiche amène, le site convertit.

Faut-il refaire mon site ou seulement le corriger ?

Faites l'audit en quinze minutes. Si vous avez six points ou plus, corrigez. Si vous êtes en dessous, ou si la carte est en PDF et le site n'est pas pensé pour mobile, refaire coûte en général moins cher que rafistoler.

Dois-je mettre la commande en ligne dès le départ ?

Si vous faites déjà de la vente à emporter ou de la livraison via des plateformes, oui, c'est là que le site se rentabilise le plus vite. Si vous êtes un restaurant à table sans vente à emporter, la réservation suffit, et la commande peut venir plus tard sans tout refaire, à condition que le site soit construit pour.

On audite le vôtre ?

Dix indispensables, quinze minutes, un téléphone. Vous savez maintenant où en est votre site. Si vous voulez un regard extérieur et une estimation chiffrée pour le mettre au niveau, notre estimateur de projet gratuit prend trois minutes. Et pour en parler directement avec des gens qui passent leurs journées dans les restaurants de leurs clients, c'est par ici.

Parlons de votre projet, concrètement.

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